UGLY/TRENDY GRAPHIC DESIGN TRENDS

Aujourd’hui on va parler de graphique design les enfants!

Le graphisme, ça peut être laid, voir très laid, voir le fameux Tumblr soixante millions de graphistes. Mais vous l’avez compris, la mode est telle que le moche c’est un peu cool quand même, et le graphisme n’échappe point à la tendance.

Les dégradés, le bleu Klein, la typo en 3D ou tordue et le fluo sont à la mode et puis surtout, faisons en sorte de se faire un torticolis pour arriver à déchiffrer le texte. Bref.

Le designer Darius Ou, originaire de Singapour, joue justement avec ces codes et produit chaque jour un nouveau poster qui explore ces tendances dans un projet intitulé Autotypography. Darius à l’oeil et repère immédiatement les courants graphiques émergents!

Justement! Le très bon site trendlist.org recense les tendances dans le graphique-design contemporain. Car effectivement les tendances ne se limitent guère au monde de la mode, et oui, les moutons existent dans tout les corps de métiers! Le site est une véritable source d’inspiration et regroupent les tendances par catégories.

NEW FETISH:
NATURAL BODY MAGIC

A défault de pouvoir découper des vraies filles en petits bouts, un groupe de web artistes sur Deviant Art s’amusent à découper des filles sur Photoshop, à leur retourner les membres etc. C’est un peu flippant, mais il faut le reconnaitre, c’est visuellement plutot chouette, voire esthétique car  le découpage, est net, clean et sans sang. Car ces fétichistes fantasment le découpage des filles, mais ont horreur du sang et des scènes d’horreurs dégoulinantes.

Vice Magazine a récemment écrit un petit article sur cette nouvelle paraphilie, mais je vous recommande aussi de lire celui ci qui est un peu plus fouillé. Ce délire, ce mouvement, ce micro-fétichisme, enfin vous appellerez ça comme bon vous semble, se nomme  Natural Body Magic.

Celui ci fait partie d’un fétichisme plus large , le FTF (raccourci pour female transformation mais qui peut aussi être compris comme raccourci pour fetish-too-far) qui lui, rassemble tous un tas de délires improbables faits sur les corps virtuels de femmes. Inflation d’une partie du corps, implants, pétrifications et autres. (Sym-pa!) Rassurez vous rien de tout ça n’est réel, ces fetichistes s’expriment en écrivant de la fan-fiction, en créant des vidéos d’animations et des images. Une fois de plus je vous invite vraiment à lire ce très bon article pour en savoir plus.

Ps: suis je fêlée? J’aimerais bien avoir une photo de moi découpée comme ça, accrochée dans mon salon! 

IS TROPICAL -DANCING ANYMORE-

Le nouveau clip du quatuor MEGAFORCE pour Kitsuné vaut le coup d’oeil. La vidéo est visuellement mauvais gout-ment parlant enchanteresse!

Les Megaforce ont tout l’air d’avoir beaucoup trainé sur des sites de cul qui font de la 3D.(Dans le secteur, je vous recommande, si vous êtes curieux, 3D BOT, mais aussi Monster of the sea ou encore le site très comique de Cheyenne). On y retrouve tout les codes de cet univers porno : du sexe avec une géante, du sexe avec une sirène, des orgies. Il me manque plus que le grand classique du sexe avec un monstre improbable.( Dans le même rayon, j’avais déja parlé de Unicorn 3D sex ici).

A vrai dire la vidéo, bien que très bien réalisée,  ne m’étonne pas. Si vous trainez assez sur Tumblr , vous saurez que de nombreuses images de femmes 3D nues et géantes, circulent depuis un moment sur la plateforme, récoltant des milliers de notes. ( Il y a même du sexe avec Shrek!)

De plus en plus de monde dans le secteur des industries créatives s’intéressent au “3D rendering”, à l’esthétique Second Life ou au Sims. Pas tout à fait pareil que la vidéo de Megaforce, mais pas loin non plus, la marque Proenza Schouler a récemment sorti une vidéo avec des mannequins Second Life, Novembre Magazine et Kenzo ont collaboré et publié un shoot réalisé sur le jeu virtuel.

Buzzfeed parle d’un mouvement “Plumbobs” ou les gens n’utiliseraient plus leurs propres photos sur les réseaux sociaux mais utiliserait leurs avatars Sims.

Il me faut aussi créditer la photographe et artiste Alis Pelleschi, qui depuis plusieurs années se décrit comme une 3D SLUT et créent des auto-portraits d’elle meme imitant une femme 3D. Une vidéo récente intitulée “Real Babe” commissionnée par le magazine SANG BLEU pour la galerie Skopia montre Alis se crée son personnage virtuel.

Tacky 3D, we love you!

 

SAUDI ARABIA NEW TREND: SIDEWALL SKIING

Rappelez vous la vidéo “Bad Girls” de Mia. Dans le clip, elle est assise sur une voiture qui roule sur deux roues, penchée sur la route. Son clip est un savant mix d’influence Muslim Trance : tendance dont j’ai déjà parlé ici et de la tendance dont je vais vous parler ci dessous: Le Sidewall Skiing

Le Sidewall Skiing est une tendance/ sport extrême automobile actuellement populaire en Arabie Saoudite. Les jeunes saoudiens s’amusent à faire rouler leurs voitures uniquement sur deux roues à leurs risques et périls. Ils grimpent ensuite hors de la voiture, s’accrochant au coté soulevé. C’est sur les autoroutes du nord de la ville de Ha’il, qu’il est possible d’apercevoir ce genre d’acrobaties.

Une vidéo de Sidewall Skiing en particulier a fait le tour du web arabe : on y voit un jeune homme changer les roues du coté gauche  de la voiture lorsque celle ci est penchée et roule sur les roues du coté droit. Ce n’est cependant pas la première fois qu’on découvre le penchant des Saoudiens pour la conduite dangereuse. L’année dernière les médias arabes ont relevé une tendance intitulée Drifting ou Hagwalah, il s’agissait de zig-zager sur l’autoroute comme dans le film Fast & Furious.

Les locaux appellent ces têtes brulées de la route des “highway terrorists”. A noter que l’Arabie Saoudite est réputée pour être un des pays avec le plus de mortalité sous la route. Le journal “Saudi Gazette” parle de cette mode et compare les voitures données à ces jeunes cascadeurs à de véritables armes.

Je ne sais pas exactement ce qui me plait là dedans, mais il y a  quelque chose qui me fascine entre la rencontre de l’esthétique des cascades à la Fast & Furious avec les costumes traditionnels des hommes Saoudiens. Je trouve qu’il y a quelque chose de beau, de kitsch et surréaliste quand le ghutra prend le vent, se mêlant à la vitesse dangereuse et peut être mortelle de la route.

QUAND LE KITSCH DES ROMS RÉJOUIT LES ESTHETES

Des femmes aux formes généreuses habillées en trikinis ornés de perles dont les visages sont peinturlurés de maquillage, des rideaux à frou-frous dorés, des armoires dont les portes sont gravées D&G: l’esthétique des roms est en train de devenir esthétique tout court!

Pour lui la suite, direction mon blog Le Monde:
-> http://doramoutot.blog.lemonde.fr

 

A DEEP DIVE INTO MER-CULTURE

La Mer-culture ( subculture sirène) a depuis peu été exposé au grand public. Cette culture, qui était encore relativement confidentielle et underground, s’est fait connaitre via l’émission choc “My Crazy Obsession” (probablement la meilleure émission du monde, c’est une véritable Gazette du Mauvais Gout TV) sur la chaine américaine TLC, chaine responsable de diffusion de chefs d’oeuvres de mauvais gout tel que “Here comes Honey Boo Boo” ou encore “My Fat American Gypsy Wedding”.

My Crazy Obsession a récemment présenté Eric Ducharme, qui n’est autre qu’un homme sirène. Celui ci raconte sa passion et son obsession pour ces créatures de mer, qu’il a décidé d’incarner. Au delà du fait que Eric se pavane avec une queue de sirène dans sa piscine, celui ci a fait de son obsession un véritable business dont il vit.  Son entreprise “Mertailor” confectionne des queues de sirène impressionnantes par leur réalisme, qu’il loue et vends. (Lady Gaga est une de ses clientes)

La culture Mermaid est en expansion. En 2011, un rassemblement officiel de sirènes a eu lieu à Las Vegas, inaugurant le premier “Mercon. La commaunauté “Mer” est présente online et vous pouvez la retrouver sur des forums tel que le Mer Network et sur de diverses blogs dont je vous recommande particulièrement le blog riche en informations I am a Mermaid ( Interviews de sirènes à la clef etc.) Une Mermaid Parade a lieu tous les ans en juin à New York sur la plage de Coney Island. Mais c’est en 1947, que le premier parc célébrant le mythe des sirènes ouvrit ses portes en Floride: Weeki Wachee inventa le type de performance sous l’eau, qui depuis est centre de la culture Mer.

Katy Perry et Lady Gaga ont récemment fait des apparitions médiatiques portant des queues de sirènes, sans doute inspirée par cette culture. Le web magazine avant gardiste et branché Dis Magazine vient de publier un photoshoot intitulée “Mer Life”.

Si un magazine désire un article plus “travaillé” sur le sujet, merci de me contacter au lieu de se servir de mon blog comme base de données. Je ne suis pas là pour faire vos recherches. A bon entendeur.

STRANGELOVE: GUYS & DOLLS

Ce n’est pas nouveau, les mecs préfèrent les filles qui ferment leurs gueules! Et c’est pénible étant donné que j’ai un avis sur TOUT. Il m’arrive régulièrement d’envoyer le texto suivant : “Je ne suis pas ta putain de poupée”.

En parlant de poupées, ce documentaire “Strange love: guys & dolls” parlent des hommes qui vivent véritablement une histoire d’amour avec une poupée. Plusieurs expliquent la relation qu’ils entretiennent avec ces femmes en plastique. Je trouve vraiment super courageux que ces mecs osent témoigner et assumer. Même si le sujet a été traité maintes fois, ce documentaire est vraiment intéressant et je vous le recommande!

Je n’aime pas la réaction de la plupart des gens face à ce documentaire. Des “Oh my god” , “How sick!” etc. Je ne pense pas que les utilisateurs de poupées soient malades ou fous. Je crois que dans le fond ces utilisateurs représentent exactement ce que sont les hommes aujourd’hui dans une version accentuée et extrême. Misère sexuelle, solitude, l’impossibilité de se regarder en face afin de se changer pour séduire une femme, une vision du corps féminin complètement altérée par les médias….ces mecs sont un concentré de ce qu’est la société occidentale. Et la plupart des gens choqués par ce documentaire, le sont d’après moi, par pure hypocrisie. Ce documentaire ressemble à un miroir de salle de bain qui zoomerait sur nos points noirs.

Part 1, Part 2Part 3Part 4, Part 5 

 

JAPANESE NEW TREND : KAOPAN

Bon. Les Japonais ont encore pété un câble. Tous les six mois, les japonais développent un nouveau fétichisme totalement improbable. Après le fétichisme des poignées de porte et le fétichisme du décolleté divisé, nous en sommes désormais au fétichisme ” tête de slip” aka Kaopan. Les japonaises se prennent en photo avec une culotte sur la tête! YOLO!

Je dois me confesser lecteurs. Je dois avouer que le concept ne m’est pas totalement inconnu. Enfant je trouvais très-très drôle de porter ma culotte comme un bonnet en ayant mes deux couettes qui sortaient par les trous originellement fait pour les jambes. Mais là où ça se complique légèrement, c’est qu’il m’arrive encore de faire…ça. Comment vous expliquer? J’ai parfois des moments d’hystérie solitaire ou je traduis ma joie en faisant des trucs qui n’ont aucun sens mais qui me rende très heureuse.

Un mec m’a récemment dit : “Dora, t’as vraiment un humour bouffon”. Je me suis dit que j’allais faire ma fille vexée, mais la seconde suivante, j’ai presque eu envie de l’embrasser tellement il avait réussi à me résumer.

HUM. BREF ! Ce qui est dingue au Japon, c’est que les fétichismes WTF ont tout l’air d’être un business dans le monde de l’édition. Un livre sur le Kaopan vient d’être publié, après un livre sur les léchouilles de poignées de porte et un livre sur le décolleté divisé. Je commence à me demander si il ne s’agirait pas du même mec derrière tous ces bouquins, sans doute la même maison d’édition. A SUIVRE…

BRONIES: THE EXTREMELY UNEXPECTED FANS OF MY LITTLE PONY

Les Bronies sont des fans (souvent masculin) de la nouvelle version/rebranding du dessin animé “My Little Pony”. Une véritable communauté, pour le moins curieuse s’est développée depuis quelques années autour de du cartoon “My little pony: friendship is magic”.

Suite à un très bon article de Wired qui mis les feux des projecteurs sur ce fandom, les médias ont recyclé le sujet adoptant parfois un ton moqueur (que je n’apprécie guère) mais justice est désormais faite : un bon documentaire vient de sortir sur le sujet!

Allant à la rencontre de la communauté et laissant la parole aux Bronies, John de Lancie et Michael Brockhoff se sont intéressé à ces fanatiques et nous invite à découvrir le pourquoi du comment de la passion pour ce dessin animé!

L’ART DIGITAL EN AZAWAD

La région du nord Mali, aussi appelée Azawad où se concentrent actuellement les combats, semble être une source inépuisable d’inspiration pour des cyber artistes-citoyens maliens et sahéliens.

L’introduction récente d’outils de création numérique bon marché y a engendré une déferlante d’images circulant via Facebook et les téléphones portables. L’Art Digital du Sahel , une exposition à Paris, montre ces oeuvres amateurs qui révèlent, à travers une esthétique maladroite, criarde et kitsch, les espoirs, désirs et fantasmes des habitants de la région.

Pour la suite de mon dernier article pour le monde
->http://doramoutot.blog.lemonde.fr

THE INTERNET & CHILDHOOD-RELATED FANTASIES

Internet est un catalyseur de paraphilies et de communautés aux comportements sexuels déviants. J’ai toujours été fasciné par le fait qu’Internet me donnait accès en quelques clics à des communautés qui vivent dans d’autres réalités.

L’année dernière, pour ma dernière année d’études à la Central St Martins, j’ai du rédiger un mémoire sur le sujet de mon choix. J’ai donc choisie de me pencher sur des communautés dont la sexualité est liée à une certaine idée de “l’enfance”. Je suis partie du constat, après des longues années de geekage intensif sur de nombreux forums, que la sexualité peut être pour certain, un medium pour exprimer sa nostalgie de l’enfance.

Je trouve incroyablement nul qu’on réduise encore le “fétichisme” à une imagerie et idéologie uniquement SM (sadomaso). Le monde de la fantaisie sexuelle va bien au delà de ça et les “nouveaux fétichismes”, fantaisies que l’aire Internet nous a révélé sont encore incroyablement peu prise au sérieux et documentées.

J’ai donc essayé dans cet essai d’ouvrir les portes vers ce monde du fétichisme de l’enfance et de l’enfant, en expliquant non seulement ce qu’est une paraphilie et comment Internet catalyse celles ci, mais aussi en expliquant le concept « d’enfance » et son lien à la sexualité adulte, afin de parler de pédophilie, mais aussi d’infantilisme, de pluchophilie et de la communauté Furry.

Je mets donc mon essai à disposition de qui est intéréssé par ce sujet tabou, bonne lecture aux courageux.

SILK IS IRRISISTIBLE

Si il y a bien une esthétique et un fétichisme qui me fascine c’est le satin!

J’adore regarder les chaines de Sissies sur Youtube ( Satin Pansy est incroyable mais j’aime aussi Nathalie)

Ces travestis au look de poupée se prélassent dans des tenues et des draps de satin et gigotent devant la caméra. Dans le monde de la Gazette du Mauvais Gout, on trouve ça beau, véritablement esthétique, attirant et totalement cra-quant!

(Lire un autre article sur les Sissies ici)

DEEP WEB: RDV AVEC LES MECHANTS D’INTERNET

Internet est un ascenseur à plusieurs étages. On peut s’y promener en surface, au rez-de-chaussée mais on peut aussi cliquer sur le bouton sous-sol.

Le magazine Usbek & Rica (le MEILLEUR des magazines Francais. Vraiment!) explique dans son dernier numéro ce qu’est le Deep Web : ce web que les moteurs de recherche n’indexent pas et qui n’est pas accessible par un navigateur lambda, ou l’on trouve tout ce qu’il y a de plus illégal et glauque sur la planète. L’installation d’un logiciel gratuit (Tor) suffit pour surfer incognito sur des sites masqués, dont les adresses se terminent par .onion.

Sur le Deep web, un clic suffit pour accéder à Silk Road, le Ebay du commerce illégal où l’on trouve drogues et armes à gogo. Sur Hardcandy des parents proposent de vendre leurs enfants à des pédophiles. Trouver un tueur à gage est un jeu d’enfant. Bref, la partie sombre de l’humanité se rencontre sur ce web caché.

Usbek & Rica questionne la révolution numérique et se demande si celle ci ne servirait pas aussi aux plus mal intentionnés…

CREEPY HACKING: SPYING WOMAN THROUGH THEIR WEBCAMS

Pouvoir espionner quelqu’un à travers sa webcam sans sa permission, légende du web?

Pas du tout. Ce reportage passionnant de Ars Technica nous permet de rentrer dans le monde passionnant du hacking et plus précisément du RAT (remote administration tool), technique en vogue, qui permet de diriger l’ordinateur de quelqu’un et dont le but premier est surtout d’espionner des femmes via webcam derrière leurs ordinateurs.

Les “ratters” qualifient leurs victimes d’esclaves. Ils enregistrent des vidéos de celles ci et les partagent sur des forums de hacking. Ils prennent un malin plaisir à faire peur à leurs victimes en ouvrant soudainement leurs cd-players, en écrivant des messages flippants sur leurs ordinateurs etc.

Un business d’esclaves s’est même créé online, la communauté de ratters vend ou se refile des victimes. “Free Girl Slave Giveaway” peut on lire sur les forums. Le plus gros soucis des ratters réside dans le fait que la plupart des webcams affichent un signal lumineux lorsque celles sont utilisées, problème qu’ils ont encore du mal à contourner.