New York. 2012. Une ville remplie d’agents immobiliers, d’avocats en costards et de joggings. Calvin Klein. Costumes à gogo . Tommy Hilfiger. Une petite robe noir. Michael Kors. Blanchiment des dents. Lisse. Abercrombie. Et propre. Uniforme. New York est ennuyante, ou le serait si il n’y avait pas de Susanne Bartsch!
Reine de la fête, dowtown diva, fêtarde extraordinaire, prêtresse de la nuit, une bonne flopée de titres ont été donnée à Susanne Bartsch. Le fameux studio 54, fait sans doute partie de l’histoire, ceci dit l’extravagance de l’underground New Yorkais continue de vivre grâce à Bartsch! Les dernières soirées de Susanne, du nom de Bloody Mary ou On top at Le Bain rassemblent les hiboux de nuits les plus excentriques de la capital de la mode Américaine et célèbre l’avant-garde. On y croise la scène underground New Yorkaise: La créatrice Patricia Fields, la performeuse Narcissister, les membres du collectif Zand et il n’est pas rare de tomber sur Amanda Lepore.
“Habillez vous, et vous passerez la porte” dit Susanne. « Il n’y a pas de règles. Je vois mes évènements comme des endroits de performance. Tu viens, et tu fais ce que tu veux. Lâche toi! Ici, les gens dansent et la musique est bonne, mais mes soirées sont avant tout glamour, on y célèbre l’allure. En ce moment, mes soirées sont très liées au mouvement androgyne. New York n’est bien entendu pas aussi créative qu’elle a pu l’être…mais mes soirées restent glamour, chic, mais aussi décadentes, et croyez moi, c’est rare de nos jours”
C’était en 1981, que Bartsch avait commencé a faire du bruit avec sa boutique de fringues dans Soho. Susanne, d‘origine Suisse, 29 ans, arrivait tout droit de Londres. Sa boutique proposait des designers pointus Londoniens et on peut dire qu’elle contribua à faire connaitre Galliano, Westwood et Stephen Jones en Amérique. Sa boutique devint si populaire, qu’elle en ouvrit une deuxième, mais ses deux boutiques durent fermer pendant la crise des années 80. Susanne, jamais à court d’idées se recycla. Désormais, elle ne serait plus la maitresse des lieux ou les gens iraient acheter des pièces pointues, mais elle sera la maitresse des lieux ou les gens viendraient pour les porter. De 87 au milieu des années 90, Susanne organisa de très nombreuses soirées. Elle fit revivre la scène clubbing New Yorkaise, en faisant venir la crème de l’avant garde de la mode à ses soirées: costumes de drag queen, body painting, vêtements SM et vintage.
Dans les années 90, le monde de la mode évolua. Gianni Versace popularisa la mode SM. Le désormais connu Ru Paul, qui fut le témoin de mariage de Suanne Bartsch et un grand adepte de ses soirées, devint une des icones de la marque de cosmétique Mac. Le mainstream, commença a intégrer les codes de ce qui fut, à un moment considéré avant gardiste, ce qui en toute logique, rendirent les soirées de Susanne moins excitante et spectaculaire. Susanne devint alors maman et s’occupa de son fils. C’est avec le nouveau millénaire, qu’un nouveau vent d’énergie frappa Susanne et qu’en 2002, celle ci, pris la décision de revenir dans le monde de la nuit et de remettre en avant artistes et performeurs. Bartsch n’a peut être pas sa propre marque de vêtements, ceci dit, ses fêtes sont définitivement les défilés les plus excitants de la ville!
Texte et photos de Dora Moutot



















































































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